Voilà, il parait que sur un blog, ça fait classe de s'insurger, alors je m'insurge...
Rares sont les films qui nous mettent en face de notre condition de spectateur. C'est bien le cas d'Akoibon.
Dommage que la presse ne voit en cette réalisation que le film d'Edouard Baer, ancien amuseur public du petit écran, ou encore je ne sais quel "dandy absurde et décoiffé". Car bien sûr, il est évident qu'il ne pouvait servir qu'une grosse blague à faire hurler de rire la France entière...seulement voilà, il ne s'appelle par Mickael Youn et autre Jean Dujardin et ça n'est pas le cas. Pretexte odieux pour traiter son film de raté ou pire...d'ennuyeux.
Dommage qu'aujourd'hui certains critiques se basent sur ce qu'ils attendent de quelqu'un plus que sur le résultat final d'une oeuvre.
Dommage que l'attente soit telle qu'elle empêche de porter un regard neuf et objectif sur le travail d'un jeune cinéaste, et non d'un comique cette fois.
Généreux, barré, poêtique, drôle, touchant...tels sont les adjectifs qui me viennent à la sortie de la salle obscure pour qualifier cette jolie comédie douce amère, mise en abyme du cinéma en lui-même.
Dommage que peu d'entre nous se soient laissés emporter (et toucher) sans préjugés par un film différent de ceux qui sont projetés aujourd'hui et qu'au bout de deux semaines il n'y ait plus que 15 salles en France à le diffuser, espérons que le DVD lui donnera une seconde chance !
Voilà, je me suis insurgée, je me sens en harmonie avec moi même....